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Il faut sensibiliser les professionnels du tourisme à l’accueil des enfants en situation de handicap

Il faut sensibiliser les professionnels du tourisme à l’accueil des enfants en situation de handicap en prenant comme modèle les recommandations adressées aux accueils collectifs de mineurs, a récemment préconisé le défenseur des droits à la ministre des Affaires sociales, à la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées et à la direction générale des entreprises. Saisi par des parents à la suite du refus par le mini-club d’un organisme de vacances d’accueillir leur enfant autiste de 5 ans, Jacques Toubon souligne que, en l’absence d’impératifs de sécurité avérés, ce refus – fondé sur la seule constatation du handicap – est susceptible de constituer une discrimination au sens du code pénal. En effet, dans cette affaire, un certificat médical attestait qu’aucun accompagnement spécifique n’était nécessaire pour les loisirs de l’enfant, tandis que le mini-club proposait des activités de coloriage, de peinture, de jeux individuels et collectifs et non des activités sportives ou des sorties en dehors de la résidence.


Décision MLD-2015-284 du 21 décembre 2015, disponible sur www.defenseurdesdroits.fr
 
http://www.ash.tm.fr/consultation/contenu.php?acronyme=ash&TAG=ud&ID=1525484738

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A l’occasion de la présentation du rapport de la député Barbara Pompili sur l’école inclusive de la loi de refondation de l’école, la FNASEPH a été auditionné et présente le reportage sur Pierre et sa famille scolarisé dans le 77

Barbara Pompili vient de publier un rapport sur l'école inclusive (dans le cadre du projet de loi de finance 2016). C'est un excellent rapport qui met bien en évidence les difficultés et les solutions à apporter.

 

Merci à Sophie et à Marie-Christine qui ont été auditionnées et ont bien réussi à faire passer les messages !

Le rapport : http://barbarapompili.fr/rapport-sur-lecole-inclusive/

Quelques morceaux choisis pour ceux qui n'auraient pas le temps de tout lire : http://1drv.ms/1kaiXOW

 

Du coup, on a enfin des chiffres sur l'évolution des effectifs d'AVS :
- en 2011, il y avait 27.882 ETP pour accompagner 66.845 éléèves (sources : http://snuipp.fr/AVS-premiers-pas-significatifs et http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page91.htm).
- en 2015, le rapport de Barbara Pompili nous apprend qu'il y a moins d'ETP (27.486 entre AESH-i, AESH-m et CUI) pour 109.199 élèves accompagnés (+63 %) (p.7 et p. 27 du rapport)

Donc moins d'ETP d'AVS en 2015 qu'en 2011, avec 63% de plus d'élèves ayant une notification d'AVS !

 

 

Pierre à 9 ans, il est scolarisé en CLIS dans le public pour la troisième année, il a auparavant été scolarisé à l’école publique la plus proche de son domicile pour la maternelle, il a eu droit à un maintien en grande section qui lui a été très bénéfique, aujourd’hui il serait censé quitter la CLIS au bout de 4 ans, un sujet qui nous préoccupe quand on sait qu’un primaire dure normalement 5 ans…
Pierre a bénéficié d’acompagnements de qualité d’abord par un CAMSP puis par un SESSAD. Le travail complémentaire qui peut être fait entre ces structures et l’éducation nationale nous a beaucoup aidé pour faire avancer Pierre.
Pierre a commencé à prendre ses repas à la cantine depuis la deuxième année de maternelle, il est également accueilli en centre de loisirs pendant les vacances, il a même été emmené en séjour à deux reprises, une fois 3 jours à la ferme et cet été, 4 jours à Noirmoutiers. Des séjours qui lui ont plu et l’ont fait grandir mais également une joie certaine chez les accompagnants et les autres enfants de pouvoir vivre de bons moments avec lui.
Il est également accueilli à l’école de musique locale qui affiche son ouverture envers le handicap. 2 ans d’éveil musical en petit groupe avec les autres enfants (là de bons échanges ont permis de petits aménagements judicieux qui ont permis à Pierre de suivre à son rythme mais aussi de ne pas nuire au cours pour les autres, preuve que s’occuper des enfants en difficulté n’empêche pas de faire progresser les autres).
Il joue maintenant pour la deuxième année du violoncelle, la progression se fait à son rythme et il a joué en public pour la première fois au mois de juin à l’occasion du goûter concert de fin d’année.
Il fait également du ski et adore la marche en montagne alors qu’il a marché plutôt tardivement (2 et demi / 3 ans).
 
Finalement un parcours plutôt enthousiasment jusqu’à présent mais que l’on souhaiterait plus facile pour les générations à venir.
Beaucoup de choses s’obtiennent mais souvent au prix d’efforts très importants de la part des parents, notamment en ce qui concerne la scolarisation. Il faut sans cesse argumenter, se justifier et accepter d’entendre chaque année la liste sans fin des incapacités de notre enfant. Des attitudes que nous présentons liées à un état structurel des choses alors que de nombreux intervenants seraient prêts à mieux faire et surtout avec plus de simplicité.

Côté municipalité il est déconcertant de voir avec quelle facilité Pierre a été accueilli en cantine, centre de loisir ou école de musique sans moyens ou personnel particulier tandis que dans d’autre communes la porte reste close. Il faut faire passer ce message, accueillir le handicap peut être beaucoup plus facile que ce que l’on pense et puis tellement plus enrichissant !


Nicolas Papa de Pierre

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Journées d'Etude "Y a école demain ? Construire un accompagnement de qualité autour de l'enfant et de sa famille"

les 19 et 20 novembre 2015 à l'Espace Reuilly - Paris.

 

JE NOV 15 Programme

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Rueil : le jeune champion de kart handisport montre la voie

5004139 5f5f5806 3ab7 11e5 b5b4 001517810e22 1 545x460 autocropCette coupe, il en avait rêvé, elle trône désormais dans sa chambre, à son domicile de Rueil-Malmaison. Adrien Turkawka, 20 ans, est devenu le 26 juillet dernier champion de France de handikart. Le trophée est d’autant plus précieux pour ce jeune pilote de kart qu’il s’agissait des premiers championnats de France de cette discipline.

 

«Les pratiquants ont plutôt entre 30 et 50 ans, ce sont souvent d’anciens pilotes de course qui ont été victimes d’un accident de la route hors circuit. Adrien, qui est infirme moteur cérébral de naissance (IMC), est l’un des plus jeunes», souligne son père, Jean-Jacques, avec une pointe de fierté. D’ailleurs, le handicap d’Adrien n’est pas un obstacle, il participe aussi à des courses aux côtés de pilotes valides, comme les 24 heures du Mans. Ainsi, en 2013, le jeune rueillois a couru au championnat régional Ile-de-France avec des valides, où il a terminé à la 14ème place.

 

Le kart, Adrien l’a découvert très tôt, dès 7 ans. Comme beaucoup de garçon de son âge, il adore tenir un volant, et malgré son hémiplégie (paralysie du côté droit), développe très vite des qualités de pilote. «Au début, j’avais un peu peur, surtout du bruit», se souvient le jeune homme, qui désormais joue des coudes sur la ligne de départ. La course automobile n’est d’ailleurs pas le seul domaine où Adrien fait des bons «chronos». Il pratique aussi l’athlétisme (le 100 mètres et le 200 mètres) en compétition.

 

Une association pour mettre les handicapés derrière un volant

Le titre de champion de France décroché par Adrien couronne un beau parcours pour ce tandem père-fils. Dès 2011, Adrien passe derrière le volant de son propre kart, un bolide d’occasion offert par un ami de la famille. Et son père crée l’association Adrikart, soutenue notamment par une entreprise de Colombes, Avéo. «L’objectif est de prouver que le handicap n’est pas un obstacle à la conduite d’un kart», explique Jean-Jacques Turkawka, président de cette association qui propose des initiations gratuites aux jeunes IMC, «Sur le circuit de Trappes (Yvelines) où sont proposées ces sessions de découverte, il y a même des karts deux places pour les jeunes dont le handicap ne leur permet pas de tenir un volant».

 

Pour les plus autonomes, Jean-Jacques est persuadé que le kart peut lever des barrières. «Pour devenir indépendant, entrer dans la vie active et trouver un emploi, les jeunes handicapés qui en sont capables doivent pouvoir passer leur permis de conduire. Or certains n’osent pas passer derrière un volant». Pour Adrien, le kart est surtout un moyen de prouver qu’«avec ou sans handicap, on peut toujours réaliser ses rêves».

 

Association Adrikart, 22, rue des Graviers - 92500 Rueil-Malmaison. Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Tel. 06.69.58.54.14 / 01.47.51.70.56. Website : www.adrikart.fr

http://www.leparisien.fr/rueil-malmaison-92500/rueil-le-jeune-champion-de-kart-handisport-montre-la-voie-11-08-2015-5004139.php

 

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Cahier de pensées sur le handicap

5 à 6 millions de personnes sont en situation de handicap en France*,
et près d'une personne sur dix est victime chaque année d'un accident de la vie courante pouvant engendrer une invalidité.
Le handicap est un véritable enjeu de société.
Il est encore trop souvent source d'exclusion.

 

 


* Source INSEE

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