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Des enfants handicapés, scolarisés en classe spécialisée, n'ont pas trouvé d'établissements adaptés pour la rentrée prochaine. Les parents, désabusés, menacent de les déscolariser.
Un collectif de parents s'est réuni lundi à l'école Jean-Moulin pour partager leurs inquiétudes sur l'avenir scolaire de leurs enfants handicapés. Après avoir bénéficié d'un suivi particulier en primaire, des élèves, faute de place en classe adaptée, sont orientés vers des 6eclassiques.

« Les conséquences pour ces enfants sont graves. Ils n'ont pas le niveau pour poursuivre en 6e. C'est une absurdité pédagogique, éducative et humaine qui déclenche de la souffrance chez les enfants et de la détresse chez les parents », explique Alexis Chirokoff, directeur du Centre médico-psycho-pédagogique Rennes 35, en charge du soutien éducatif, de la rééducation ou la prise en charge thérapeutique d'enfants souvent scolarisés en Classe d'intégration scolaire (Clis).

Les élèves handicapés peuvent jusqu'à l'âge de 12 ans intégrer des classes Clis avant de basculer au collège dans des classes Ulis, en Institut médico éducatif (IME) ou encore en Segpa (Sections d'enseignement général et professionnel adapté).

 

Déscolarisation

Sylvie Lecerf, mère de jumelles, s'est vue proposer pour ses filles une intégration en 6e classique. Une alternative qu'elle n'envisage pas. « Elles ne pourront pas suivre. Je vais les déscolariser et arrêter de travailler si la situation n'évolue pas. » Frédéric Garreau, père de Marianne atteinte de trouble moteur et cognitif est, lui aussi, inquiet pour l'avenir de sa fille. « Elle a eu une place au collège mais il n'est pas adapté puisqu'il n'y a pas d'ascenseur. Nous avons donc voulu la laisser un an supplémentaire en Clis. On nous a opposé un refus par manque de place, déplore-t-il. Sans solution, nous pensons la déscolariser. Ma femme devrait arrêter de travailler. »

La secrétaire départementale du syndicat d'enseignant SNUipp, Évelyne Forcioli, estime à 80 le nombre d'enfants handicapés en attente d'affectation de classe dans le département. Un chiffre contesté par l'inspection académique qui parle de 30 élèves. « On s'aperçoit quand on scolarise des enfants en Clis qu'il n'y a pas de suivi au collège et un gros manque d'anticipation », analyse Évelyne Forcioli.

« Après 12 ans, les enfants doivent quitter la Clis. L'Éducation nationale, avec les suppressions de poste, n'a pas prévu suffisamment de place en Ulis », explique de son côté Alexis Chirokoff. « Les affectations en Ulis sont en nette augmentation pour la rentrée prochaine, le manque de place dans d'autres structures adaptées peut expliquer cette augmentation difficile à anticiper », justifie Jean Devries, responsable du secteur spécial à l'Inspection d'académie.

Deux nouvelles classes à la rentrée

Deux nouvelles classes de Clis et d'Ulis ouvriront leurs portes à la rentrée prochaine dans le département. « Nous sommes très nombreux sur ce dossier. L'Éducation nationale veut bien reconnaître une part de responsabilité mais ne peut pas l'endosser seule, les acteurs sont nombreux sur ce dossier complexe, a expliqué l'inspecteur d'académie Jean-Yves Bessol. Le dispositif Ulis est une scolarisation en milieu ordinaire, les enfants préparent des diplômes. Les parents refusent parfois d'autres structures adaptées. La question de l'orientation est aussi posée. »

 

L'inspecteur d'académie a refusé de lier le manque de place en Ulis au non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux dans l'Éducation nationale. « Nous avons augmenté les moyens pour les enfants handicapés. » Jean Devries a assuré que « chaque famille recevra une réponse adaptée. » Un rassemblement du collectif de parents est prévu aujourd'hui à 16 h devant l'inspection d'académique.

Charlotte HOUANG.  Ouest-France

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