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Active depuis 1996, la FNASEPH est une fédération d’associations nationales et de collectifs associatifs départementaux
pour faciliter le parcours scolaire, social et d’insertion professionnelle du jeune (enfant adolescent et jeune adulte)
en situation de handicap et développer l’accompagnement de qualité en tous lieux et temps de vie.

Parcoursup : les étapes clés 2019

Découvrez le calendrier et les 3 étapes clés de Parcoursup pour l'année 2019. Chaque étape est primordiale pour s'inscrire dans l'enseignement supérieur.

Informations et découverte des formations

Fin novembre 2018 à janvier 2019

Les lycéens consultent des informations sur leur orientation, notamment sur le site terminales2018-2019.fr, et participent à la 1re semaine de l’orientation organisée dans leur lycée.

Pour les étudiants qui souhaitent se réorienter : ils peuvent se renseigner auprès du service orientation de leur établissement.

Début décembre

Les lycéens renseignent la fiche de dialogue. Le 1er conseil de classe prend connaissance du projet d’orientation du lycéen et formule des recommandations.

20 décembre

Ouverture du site d’information de Parcoursup :

  • Informations sur le déroulement de la procédure sur Parcoursup.fr
  • Offre de formation disponible : les contenus, les attendus, les débouchés professionnels et les critères d’examen des dossiers.

Saisie des voeux et finalisation du dossier

Tout au long du 2e trimestre

Les lycéens poursuivent leur réflexion avec leurs professeurs principaux en participant à la 2e semaine de l'orientation et aux journées portes ouvertes dans les établissements de l'enseignement supérieur.

Du 22 janvier au 14 mars 2019

Inscription sur Parcoursup et création du dossier candidat.

Saisie des voeux : jusqu'à 10 voeux (avec possibilité de sous-voeux selon les formations), sans avoir besoin de les classer.

Jeudi 14 mars : dernier jour pour formuler ses voeux.

Aucun nouveau voeu ne peut être formulé après le 14 mars.

Mars

2e conseil de classe : chaque voeu formulé par le lycéen fait l'objet d'une fiche Avenir comprenant les appréciations de ses professeurs et l'avis du chef d'établissement.

3 avril

Dernier jour pour finaliser le dossier du candidat avec les éléments demandés par les formations et confirmer chaque voeu.

Avril-mai

Les formations examinent les voeux formulés par les candidats.

Réponses des formations et prise de décision

Mi-mai

Les candidats prennent connaissance des réponses des formations sur la plateforme.

Reception des propositions d'admission au fur et à mesure et en continu. Les candidats devront y répondre dans les délais indiqués par la plateforme.

Du 17 au 24 juin 2019

La procédure est suspendue pendant les épreuves écrites du baccalauréat.

Fin juin - mi-septembre

Ouverture de la phase complémentaire.

5 juillet

Résultats du baccalauréat.

Avant la fin juillet

Inscription dans les formations choisies par les candidats selon les modalités précisées sur leur dossier.

De mai à septembre 2019

Accompagnement des candidats qui n'ont pas reçu de proposition et qui souhaitent trouver une place dans une formation proposée par Parcoursup.

Le calendrier Parcoursup 2019

Téléchargez l'infographie "Le calendrier Parcoursup en 3 étapes"

calendrier Parcoursup2019 720px 1041102

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Téléchargez le programme de la journée d'étude (.PDF, 227,97Ko)

Objectif général :

  • Faire connaître aux parents d'élèves et aux acteurs associatifs, qui les accompagnent dans leurs démarches, les principes et les enjeux de l'école inclusive.
  • Comprendre les modalités de fonctionnement des établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) et les démarches administratives qui jalonnent les parcours de scolarisation des élèves handicapés.
  • Faciliter la communication entre parents d'élèves, enseignants et chefs d'établissements.
  • Proposer des échanges d'expérience (entre parents, avec des acteurs du système éducatif et du monde associatif).

Public concerné :

  • Parents d'élèves en situation de handicap.
  • Responsables d'associations de parents d'élèves.
  • Responsables d'associations de parents d'enfants handicapés.

Lire la suite : http://www.inshea.fr/content/jo04-l%C3%A9cole-inclusive-mode-demploi#overlay-context=fr/content/formation

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Plan mercredi : une ambition éducative pour tous les enfants

Information - Jean-Michel Blanquer
Pour la jeunesse et l'engagement - 20/06/2018
 
 
 

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, et Laura Flessel, ministre des Sports, ont présenté le Plan mercredi, le mercredi 20 juin 2018. Ce plan met en place un cadre de confiance pour les communes et les parents afin d’offrir au plus grand nombre d’enfants un accueil de loisirs éducatifs de grande qualité le mercredi. L’État accompagne les collectivités pour bâtir des projets éducatifs territoriaux ambitieux et pour faire du mercredi un temps de réussite et d’épanouissement pour l’enfant en cohérence avec les enseignements scolaires.

L'édito du ministre

Le Plan mercredi crée un cadre de confiance pour les familles, les collectivités et leurs partenaires. Il leur permet de proposer, à compter de la rentrée 2018, des activités de grande qualité le mercredi.

Le label Plan mercredi ouvre ainsi une nouvelle étape dans l’offre périscolaire en garantissant aux familles la qualité éducative des activités proposées et le savoir-faire des personnels.
Le soutien renforcé des pouvoirs publics aux collectivités va contribuer à cette dynamique et leur permettre d’offrir davantage d’activités, notamment en milieu rural.
Le Plan mercredi fédère tous les acteurs. Associations et établissements culturels (bibliothèques, musées, conservatoires, etc.), associations sportives, fédérations d’éducation populaire, sites naturels (parcs, jardins, fermes pédagogiques) vont joindre leurs énergies pour proposer aux enfants une offre périscolaire riche et diversifiée. Sport, culture, nature, activités manuelles et numériques contribueront à leur épanouissement.
Avec le Plan mercredi, nous repensons les temps de l’enfant dans leur globalité, en articulant mieux les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires.
C’est la condition de leur bien-être et donc de leur réussite.

Jean-Michel Blanquer
Ministre de l’Éducation nationale

[Infographie] L'essentiel

Introduction

Une meilleure cohérence entre temps scolaire et temps périscolaire

Pour que tous les enfants puissent bénéficier le mercredi d’activités propices à leur épanouissement et à leur réussite, il est indispensable de penser ce temps éducatif en articulation avec les enseignements.

Le Plan mercredi est le cadre de confiance pour encourager et consolider les projets portés par les collectivités, et améliorer encore la qualité des activités proposées aux enfants le mercredi.

À la rentrée 2018, le Plan mercredi va soutenir le développement d’accueils de loisirs de qualité.

Conçues dans une logique à la fois de loisirs, de découverte et de pratiques, les activités du mercredi peuvent être culturelles, artistiques, manuelles, environnementales, numériques, civiques et sportives.

Une nouvelle génération de projets éducatifs territoriaux

  • Le Plan mercredi est le cadre idéal d’un partenariat renouvelé entre les collectivités territoriales et les services de l’État pour répondre à des besoins éducatifs identifiés sur le territoire.
  • La mise en oeuvre du Plan mercredi relève des initiatives locales que l’État accompagne.
  • Une collectivité qui choisit de s’engager dans la dynamique du Plan mercredi sera accompagnée dans l’organisation des activités périscolaires diversifiées de grande qualité.
  • Le cadre juridique, sécurisé, relève du Code de l’action sociale et des familles, notamment avec le contrôle de l’honorabilité des intervenants.
  • Une charte qualité Plan mercredi organise l’accueil du mercredi autour de quatre axes :
    - veiller à la complémentarité éducative des temps périscolaires du mercredi avec les temps familiaux et scolaires ;
    - assurer l’inclusion et l’accessibilité de tous les enfants souhaitant participer à l’accueil de loisirs, en particulier des enfants en situation de handicap ;
    - inscrire les activités périscolaires sur le territoire et en relation avec ses acteurs ;
    - proposer des activités riches et variées en y associant des sorties éducatives et en visant une réalisation finale (oeuvre, spectacle, exposition, tournoi, etc.).

Le Plan mercredi procède d’un effort conjoint de l’État, des organismes sociaux et du secteur associatif pour accompagner les collectivités volontaires.

[Infographie] Ce qui va changer

Les acteurs

L'essentiel

La commune ou l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) assure la mise en place et la bonne coordination du Plan mercredi.

Cette collectivité locale est accompagnée par les services déconcentrés de l’État pour élaborer son projet éducatif territorial labellisé Plan mercredi, établi sur la base d’une charte de qualité.

La commune s’appuie aussi sur le réseau associatif local et les ressources du territoire.

 

La collectivité territoriale au cœur du projet

La collectivité :

  • définit une nouvelle génération de projet éducatif territorial, en complémentarité avec le temps scolaire ;
  • propose des activités de grande qualité, pleinement inscrites dans son territoire ;
  • assure la bonne coordination du projet d’accueil du mercredi ;
  • veille, dans la mesure du possible, à la stabilité de l’équipe d’animation le mercredi et sur l’ensemble des temps de loisirs périscolaires.

Les partenaires de la collectivité

Les acteurs institutionnels

Les collectivités territoriales s’appuient sur l’expertise des services déconcentrés de l’État dans l’élaboration des Plans mercredi :

  • direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) ;
  • direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) ;
  • direction régionale des affaires culturelles.

Dans les communes qui comprennent un ou plusieurs quartiers prioritaires de la politique de la ville, le Plan mercredi peut constituer un axe structurant du volet éducatif des contrats de ville.

Le Plan mercredi peut prendre en compte les dispositifs de contractualisation existant dans le domaine culturel (contrat local d’éducation artistique (Clea), projet territorial d’éducation artistique (PTEA), contrat territoire lecture (CTL) et les parcours de découverte multi-activités.

Les acteurs associatifs et les opérateurs

Cet accompagnement est complété par le travail de partenariat notamment avec :

  • les acteurs culturels (grands opérateurs, écoles de musique, musées, bibliothèques, théâtres, associations, etc.) ;
  • les principales fédérations d’éducation populaire ;
  • les associations sportives ;
  • les sites naturels (parcs, jardins, fermes pédagogiques).

Signature et labellisation

Un Plan mercredi est formalisé par la signature conjointe d’une convention entre :

  • le maire ou le président de l’EPCI ;
  • le préfet de département ;
  • le directeur académique des services de l’éducation nationale ;
  • le directeur de la Caf et, le cas échéant, le directeur de la MSA.

Les autres partenaires engagés dans le Plan mercredi, en particulier d’autres collectivités territoriales et des associations, peuvent être signataires.

Des leviers réglementaires, financiers et pédagogiques

L'essentiel

La possibilité d’intégrer les clubs sportifs, les associations et les acteurs culturels locaux à la mise en oeuvre du projet par la reconnaissance de la compétence de leur encadrement est renforcée.

Pour les collectivités signataires d’un Plan mercredi, le soutien de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) est doublé.

Dès le mois de juillet, le site planmercredi.education.gouv.fr vient en appui aux collectivités qui souhaitent mettre en place
un Plan mercredi avec des informations pratiques, des conseils méthodologiques et des ressources pédagogiques.

 
 

Un environnement réglementaire adapté

Le projet du gouvernement s’articule autour de deux axes :

  • un environnement réglementaire facilitateur avec un périmètre des accueils de loisirs périscolaires et extrascolaires clarifié ;
  • un taux d’encadrement adapté pour les accueils périscolaires.

Les intervenants extérieurs ponctuels (entraîneur de club sportif, professeur du conservatoire, etc.) pourraient désormais être pris en compte dans le calcul du taux d’encadrement des accueils de loisirs périscolaires. Cela permettrait une plus grande ouverture des accueils de loisirs sur leur environnement culturel et sportif, et donc, de proposer aux enfants des activités plus riches le mercredi.

Un soutien accru aux collectivités

La Cnaf finance les dépenses liées à l’accueil des enfants hors temps scolaire.
La prestation de service ordinaire perçue par les collectivités qui organiseront des activités dans le cadre d’un Plan mercredi sera doublée (1 € par heure et par enfant au lieu de 0,54 € par heure actuellement).

L’État intègre le Plan mercredi aux conventions pluriannuelles d’objectifs qui le lient aux fédérations d’éducation populaire et aux associations partenaires de l’École.

Maintien du fonds de soutien pour les collectivités à quatre jours et demi

Les collectivités qui décident de maintenir une organisation scolaire comprenant cinq matinées conservent le bénéfice du fonds de soutien existant, y compris la majoration si elles y ont droit.

Un site pour accompagner la mise en œuvre du Plan mercredi

Accessible dès la mi-juillet, le site planmercredi.education.gouv.fr sera dédié aux collectivités souhaitant s’engager dans la mise en oeuvre d’un Plan mercredi.

Celles-ci y trouveront :

  • un rappel du cadre juridique ;
  • un récapitulatif des aides financières ;
  • des informations pratiques sur la mise en place d’un Plan mercredi ;
  • près de 100 fiches pédagogiques conçues en partenariat avec les associations d’éducation populaire ;
  • les coordonnées des partenaires nationaux et locaux du Plan mercredi.

Plan mercredi : la charte de qualité

Dans le cadre du Plan mercredi, les accueils de loisirs du mercredi intégrés dans un projet éducatif territorial doivent être déclarés comme accueils collectifs de mineurs à la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCS/PP) du département où ils sont organisés. Leur projet doit répondre aux critères suivants :

Définition et place des projets éducatifs et pédagogiques périscolaires mis en oeuvre les mercredis

  • Le projet de l’accueil périscolaire du mercredi est intégré dans le projet éducatif territorial et figure en annexe de ce dernier. L’élaboration d’un seul projet pour l’ensemble des accueils périscolaires, incluant tous les jours ouvrés de la semaine, est préférable.
  • Le projet tient compte de la place du mercredi comme un temps de relâche dans la semaine : la spécificité du mercredi est bien présente dans le projet qui veille aux rythmes de vie des enfants, à leurs envies et à leur fatigue.
  • La collectivité assure la bonne coordination du projet de l’accueil du mercredi avec le projet éducatif territorial et veille, dans la mesure du possible, à la stabilité et la permanence de l’équipe le mercredi ainsi que sur l’ensemble des temps de loisirs périscolaires.

Dans les projets périscolaires mis en oeuvre les mercredis seront recherchés :

La complémentarité et la cohérence éducatives des différents temps de l’enfant

  • Mise en cohérence du (ou des) projet(s) d’école et du projet pédagogique de l’accueil de loisirs.
  • Déclinaison des parcours éducatifs sur les temps scolaires et périscolaires.
  • Collaboration équipe enseignante/équipe d’animation (notamment lien inter-directions), présentation du projet pédagogique périscolaire de l’année au conseil d’école, présentation du projet d’école à l’équipe d’animation.
  • Mutualisation des locaux, du matériel pédagogique grâce à une charte d’utilisation et d’occupation.
  • Intégration de l’équipe d’animation aux différentes instances de pilotage du projet éducatif territorial (comité, commission, etc.).

L’accueil de tous les publics (enfants et leurs familles)

  • Inclusion des enfants en situation de handicap (assurer la continuité de l’encadrement des enfants en situation de handicap par les AESH, apporter les aménagements nécessaires, concevoir des activités accessibles).
  • Développement de la mixité sociale.
  • Gratuité ou tarification progressive.
  • Mise en place d’une politique d’information des familles, notamment sur le site Internet de la collectivité (fonctionnement de l’accueil, tarification, règlement intérieur, programme d’activités et des sorties).

Mise en valeur de la richesse des territoires

  • Découverte du territoire, des institutions, de l’environnement naturel, du patrimoine historique et culturel, notamment par l’organisation de sorties.
  • Construction de partenariats avec les établissements culturels (bibliothèques, musées, conservatoires, etc.), les associations d’éducation populaire, sportives et culturelles, les sites naturels (parcs, jardins et fermes pédagogiques).
  • Implication des habitants dans les projets pédagogiques (intervention ponctuelle des parents, des bénévoles, des agents territoriaux, etc.).
  • Rôle pivot de l’accueil dans l’organisation des loisirs des enfants : il établit des liens avec d’autres structures socioculturelles et sportives.

Le développement d’activités éducatives de qualité

  • Les activités sont conçues dans une logique de loisirs et de découverte et relèvent de thématiques diversifiées (culturelles, artistiques, manuelles, environnementales, numériques, citoyennes et sportives). Elles reposent sur une approche ludique, récréative et créatrice, et sont ponctuées de sorties.
  • Les activités sont au service du projet et s’inscrivent dans la durée en harmonie avec les autres temps de la journée de l’enfant (accueil, repas, vie collective, temps libres, transitions, etc.). Elles sont élaborées en relation avec le socle commun de la culture, des compétences et des connaissances.
  • La participation aux activités est fondée sur le principe de libre choix de l’enfant, selon ses aspirations, ses attentes et ses besoins, exprimés par sa famille.
  • Les activités sont le plus souvent organisées en cycle, dans une logique de parcours, de manière à respecter une certaine progressivité pédagogique, et aboutissent régulièrement à une réalisation finale selon la nature de l’activité (spectacle, objet, jeu, livre, tournoi, œuvre artistique, etc.).

La déclaration de l’accueil de loisirs périscolaire à la DDCS/PP du département où il se déroule, implique une vérification systématique de l’honorabilité de tous les intervenants ainsi qu’un contrôle régulier de l’accueil par les agents de l’État.

Le projet éducatif territorial, dans lequel est intégré le projet pédagogique de l’accueil du mercredi, est formalisé par la signature conjointe d’une convention entre le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunal (EPCI), le préfet de département et le directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen). Ce cadre contractuel permet l’évaluation initiale des critères qualitatifs nécessaires à la validation du projet. Le suivi du projet éducatif territorial par les services de l’État et les Caf constitue une garantie de la bonne application de ces critères. Le projet éducatif territorial pourra être dénoncé si la collectivité signataire n’honore pas les engagements pris sur la base des critères listés ci-dessus.

Au moment de l’examen des projets éducatifs territoriaux, les services de l’État et les Caf tiendront compte de l’antériorité de la collectivité en matière d’organisation d’accueils de loisirs et de politiques éducatives locales, de ses ressources humaines et financières et de ses particularités sociogéographiques (degrés d’isolement et d’enclavement notamment) pour adapter le niveau d’exigence à la situation locale. Dans une logique d’accompagnement vers une démarche qualité, la satisfaction aux critères mentionnés ci-dessus pourra être appréciée de manière graduelle et progressive sur le modèle : "atteint/partiellement atteint/non atteint". Cette lecture permettra de définir des objectifs avec les collectivités en fonction des possibles améliorations à apporter au moment de la validation du projet. Il ne s’agit pas nécessairement, pour les porteurs de projets, de répondre d’emblée et pleinement à tous les critères mais de tendre vers leur satisfaction globale à court ou moyen terme.

Plan mercredi : le dossier complet

Plan mercredi : une ambition éducative pour tous les enfants
Couverture du dossier Plan mercredi
  • Infographie : l'essentiel
  • Introduction
  • Infographie : ce qui va changer
  • Les acteurs
  • Des leviers réglementaires, financiers et pédagogiques
  • Exemples de mise en œuvre
  • Charte de qualité

Télécharger le dossier de présentation du "Plan mercredi"

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La préparation de la rentrée scolaire des élèves en situation de handicap s’effectue en étroite coopération entre les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), les services de l’Éducation nationale et de l’Enseignement agricole autour de la mise en place des projets personnalisés de scolarisation.
Une bonne anticipation est essentielle, car la prise de décisions tardive sur ces projets complique la mise en place effective des aménagements nécessaires aux élèves le jour de la rentrée.


Il est dès à présent possible de lancer ces travaux préparatoires, en s’inspirant des bonnes pratiques repérées sur le terrain, qui viennent d’être recueillies puis analysées dans le cadre de groupes de travail associant les représentants locaux des MDPH et de l’Éducation nationale.
Leur diffusion est l’objet du « vade-mecum de la rentrée scolaire » que la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) vient de rédiger et dont Jean-Michel BLANQUER, Stéphane TRAVERT et Sophie CLUZEL saluent la parution.


Approuvé par un panel de professionnels des MDPH ainsi que des autorités académiques, ce vade-mecum met particulièrement l’accent sur la coordination, la planification, l’adaptation de l’activité et la communication vis-à-vis de l’école et des familles.
Renforcer les coopérations territoriales et diffuser les bonnes pratiques constituent des axes majeurs du plan d’action pour l’école inclusive, piloté par le ministère de l’Éducation nationale, le ministère de l’Agriculture et le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées.
Le guide, volontairement synthétique, sera diffusé prochainement à l’ensemble des acteurs.

Il est dès à présent disponible en ligne → Guide Vadémecum Rentrée Scolaire 2018-2019

Notions et chiffres clés

En 2016-2017, 300 815 enfants en situation de handicap ont été scolarisés dans les écoles et établissements relevant du ministère de l’Éducation nationale (public et privé) : 172 145 dans le premier degré et 128 670 dans le second degré. Soit une augmentation de 7,5% d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire par rapport à l’année scolaire 2015-2016.
(source : http://www.education.gouv.fr/cid207/la-scolarisation-des-eleves-en-situation-de-handicap.html )
Le projet personnalisé de scolarisation est le document de référence du parcours de l’élève handicapé. Il définit et coordonne les modalités de déroulement de la scolarité et les actions pédagogiques, psychologiques, éducatives, sociales, médicales et paramédicales répondant aux besoins particuliers des élèves présentant un handicap.

http://handicap.gouv.fr/presse/communiques-de-presse/article/scolarisation-des-enfants-en-situation-de-handicap-un-vade-mecum-pour-anticiper

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Les étudiants handicapés de l'université Toulouse 3 ont accès au moins à une activité de sport adaptée. // ©  UPSLes étudiants handicapés de l'université Toulouse 3 ont accès au moins à une activité de sport adaptée. // © UPS

Ils étaient 43 il y a quinze ans. Ils sont 511 en 2018. Certes, la loi de 2005 a boosté l'intégration des étudiants handicapés en définissant un cadre pour leur accueil, mais l’université Toulouse 3 va au-delà des aménagements classiques en proposant des accompagnements spécifiques.
"Ici, on est aux petits soins pour nous", confie avec le sourire Massim Abid, qui participait le 9 février dernier au forum emploi handicap de l'université Toulouse 3 Paul-Sabatier. Cet événement est le point d’orgue des aides mises en place pour les étudiants en situation de handicap par l'établissement.

La responsable de la Mission handicap, le médecin Laurence Cadieux, donne un premier aperçu de ce qui est proposé : "Là, la chargée d'accueil, là les deux accompagnants, là, notre salle avec le tableau interactif où l'on fait du soutien pédagogique, là, l'infirmerie, là, des tablettes – une quinzaine –, des ordis – une dizaine –, des souris et stylos scan, des micros HF adaptés à des prothèses auditives…"
Aux équipements s'ajoutent les aménagements prévus un peu partout : pour les examens, salle à part, temps supplémentaire, secrétaire qui compose ; pour les cours, preneur de notes, impressions et photocopies gratuites, postes adaptés, notamment à la basse vision ; accès à des salles isolées à la bibliothèque universitaire, à tous les contenus de celle-ci mais aussi à ceux de la Bibliothèque nationale de France, et cela gratuitement – en effet l'université (avec quatre autres seulement) a obtenu dès 2016 que les personnes handicapées bénéficient de l'accès de niveau 2 à Platon (Plate-forme de transfert des ouvrages numériques), qui les exclut du droit d'auteur.

Mini-bus et joëlette pour étudiants à mobilité réduite

Mais ce qui fait la spécificité de Toulouse 3, ce n'est pas ça. Ce sont d'abord ses mini-bus, alors que le transport relève normalement de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées). Ils sont utiles sur le deuxième campus le plus étendu de France après Saclay (264 hectares). S'y ajoute une joëlette, un fauteuil de transport doté d'une seule roue qui sert à emmener les étudiants sur le terrain, lors des TP de biologie, de géologie…
C'est aussi une mission totalement dédiée à l'insertion, à l'origine du forum de février. Lancé il y a trois ans, le projet APIPESH (Accompagnement personnalisé vers l'insertion professionnelle des étudiants en situation de handicap) est parti d’un constat : les étudiants handicapés n'effectuaient pas toujours leurs stages dans les meilleures conditions d'accueil et utilisaient peu l'alternance. Depuis 2015, ils bénéficient d'entretiens individuels pour soigner leur projet, leurs CV et lettres de motivation, d'ateliers collectifs pour apprendre à communiquer, de visites d'entreprises et de simulations d'entretiens grâce à des conventions signées avec des entreprises. Et la chargée de mission effectue aussi un travail de prospection auprès des entreprises.

Binôme et parcours aménagés pour les étudiants autistes

Et l’université va plus loin. Les étudiants avec trouble du spectre de l'autisme, de plus en plus nombreux à intégrer l'université – 38 actuellement – font, depuis 2016, l'objet d'un accueil spécifique, encore rare en université, pour tenter de pallier l'un des grands facteurs de leur échec : l'incapacité de beaucoup d'entre eux à gérer un environnement nouveau. Le dispositif consiste à leur proposer un binôme, un étudiant en M2 de psychologie spécialisé sur l'autisme ou de la filière Staps Apas (activité physique adaptée et santé) qui, dans le cadre des mises en situation incluses dans le cursus, les aide à s'organiser, se repérer, prendre les transports en commun…
Quatre étudiants ont accepté le dispositif en 2017–2018, mais cette mesure sert d'appui à un autre projet interétablissement "Aspie friendly", retenu dans le cadre du PIA 3 et piloté par Toulouse 3 et la Comue toulousaine. Outre l'accompagnement par un binôme, chaque Aspie (nom donné à ces étudiants) profitera progressivement dès la rentrée 2018 d'une adaptation de son parcours universitaire, "comme passer le L1 sur plusieurs années ou encore suivre des modules de deuxième année avant certains de première année pour s'adapter aux personnalités", précise Cédric Haurou-Béjottes, le vice-président délégué à la responsabilité sociale et sociétale de l’université.

Donner accès au moins à une activité de sport adaptée

La vie étudiante n’est pas négligée. À Toulouse 3, les étudiants handicapés font du foot, du rugby et du basket, ou de la danse… La mission souhaite en effet "que tous aient accès au moins à une activité du Scuaps (Service commun universitaire des activités physiques et sportives)", elle paie des vacations à la médecine du sport pour offrir la gratuité de la visite médicale, propose un encadrement effectué par ses étudiants de la filière Apas, et investit dans des balles sonores pour du cécifoot, des sarbacanes, des vélos à pédales à main, des fauteuils de foot, de basket, d'athlétisme… Et l'université accompagne aussi des sportifs de haut niveau, dont l'escrimeur Maxime Valet et le rugbyman Jonathan Hivernat, qui ont participé aux Jeux paralympiques de Rio 2016 en fauteuil.
Pour autant, même si ces aménagements visent "à rétablir l'égalité des chances […], rien n'est gagné. Car le sport leur demande aussi des efforts, en termes de cognition, de concentration…", observe Laurence Cadieux. Alors comment surmonter ces difficultés qu'avait confirmées une étude de l'Agefiph en 2015, dans laquelle 59 % des répondants qualifiaient la vie universitaire de difficile ? "En mutualisant davantage avec différents établissements", comme c'est le cas au travers de la convention "Atouts pour tous" qui l'unit depuis trois ans à la Comue, au rectorat, à l'État, à l'Onisep et à des entreprises pour proposer des moyens supplémentaires.
À partir de la rentrée 2018, une UE citoyenne doit aussi permettre l'implication d'autres étudiants sur ce champ. Pas question pour autant de "considérer les étudiants handicapés comme à part", d'autant qu'une fois leur vie universitaire enclenchée, ils "se socialisent de façon impressionnante". Et Laurence Cadieux de dire avec le sourire : "Ils font la fête comme les autres et il arrive qu’ils oublient de se réveiller le vendredi matin !"

440.000 euros par an dédiés au handicap

L'université toulousaine fait partie des universités les plus dynamiques en matière d’accueil d’étudiants handicapés. Après la création de la Mission handicap en 2009 et le choix d'y affecter un médecin, la mise en place d'une vice-présidence à l'égalité active en 2012, d'une déléguée à la RSS (responsabilité sociale et sociétale) et d'une mission insertion en 2015 s'inscrivent dans la même logique. Aux 140.000 euros annuels de dotations de l'État, s'ajoute un budget sur fonds propres de l'ordre de 300.000 euros pour faire fonctionner la mission, incluant la rémunération des cinq postes à temps plein et celui de la chargée de mission insertion.

En 2016–2017, 136 des 490 étudiants en situation de handicap bénéficiaient d'aides, majoritairement d'un preneur de notes (70), d'un tutorat pédagogique (32) et d'un secrétaire pour les examens (21). Les budgets les plus importants concernent la prise de notes (37.250 euros) et le recours à des interprètes pour la communication LSF (33.550 euros).


Camille Pons | Publié le 01.03.2018 à 12H03

 

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