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Première interview de la nouvelle secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ce matin, sur RMC. Sophie Cluzel a fait le point sur ses priorités : la scolarisation, l’exil des enfants handicapés en Belgique ou bien encore l’emploi accompagné.

Tous les élèves handicapés qui en ont besoin auront-ils une auxiliaire de vie scolaire (AVS) à la prochaine rentrée scolaire ? Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, n’a pas pu s’y engager, au micro de RMC, ce matin. « C’est une responsabilité du ministre de l’Éducation nationale », a-t-elle expliqué à Jean-Jacques Bourdin, qui l’interviewait.

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Combien manque-t-il d’AVS et où ?

Mais elle a rencontré Jean-Michel Blanquer, lundi 22 mai, pour « travailler vraiment activement pour préparer cette rentrée scolaire ». Ils vont commencer par dresser un état des lieux afin de savoir combien il manque d’AVS et dans quelles écoles.

Sophie Cluzel veillera également à ce que les élèves en situation de handicap puissent accéder à la cantine et aux centres de loisirs. Elle veut qu’il n’y ait « pas de rupture de parcours ».

« Il faut qu’on invente des solutions innovantes. »

Autre sujet abordé par Jean-Jacques Bourdin : la promesse d’Emmanuel Macron de créer « les postes et les structures pour que les enfants n’aient plus à aller à l’étranger ». 1 451 enfants étaient ainsi accueillis en Belgique, en 2015.

« C’est une priorité de rapatrier ces enfants décemment, a insisté Sophie Cluzel. Il va falloir créer des structures certes mais aussi on peut réfléchir différemment : on peut créer des vrais services d’accompagnement. (…) Il faut qu’on invente des solutions innovantes. »

Sophie Cluzel veut développer l’emploi accompagné

Sophie Cluzel a également annoncé qu’elle allait lancer le quatrième plan autisme avant la fin de l’année. Elle veut, par ailleurs, développer l’emploi accompagné, « un levier magnifique ». Mais aussi que les bailleurs sociaux « flèchent » mieux les logements adaptés.

« Les attentes et les besoins des personnes en situation de handicap et de leurs familles sont immenses, a conclu la secrétaire d’État, qui présidait, jusqu’à sa nomination, la Fnaseph, une fédération d’associations au service des élèves en situation de handicap. Je pense les connaître assez bien. Donc, je vais me bagarrer. » Signalé par Franck Seuret

À réécouter sur RMC, en replay (à partir de 37.30).

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Interview de Madame Cluzel, Secrétaire d'Etat en charge du handicap par le site "Handicap.fr"

Handicap.fr : Le 22 mai 2017, le Premier ministre, Édouard Philippe, a répondu, en votre compagnie, à l'invitation des Maisons partagées Simon de Cyrène (article en lien ci-dessous). Cinq jours seulement après sa nomination, faut-il y voir un message fort du Gouvernement en faveur des personnes handicapées ou une simple opération de communication comme le déplorent certains sur les réseaux sociaux ?

Sophie Cluzel : C'est sans aucun doute un message fort. Le Président de la République, tout comme le Premier ministre, ont fait du handicap une priorité pour ce quinquennat. J'en veux pour preuve que mon premier déplacement s'est fait aux côtés d'Édouard Philippe. Une façon pour le Premier ministre de réaffirmer son engagement pour la politique du handicap. Les maisons partagées Simon de Cyrène sont un exemple de vivre ensemble au cœur de la Cité. À l'inverse de ce que l'on voit d'habitude, la réponse part de la situation individuelle de chaque personne pour bâtir une réponse collective avec une mutualisation des moyens.

H.fr : Le secrétariat d'État en charge du handicap est désormais rattaché au Premier ministre et non plus au ministère de la Santé. Concrètement, qu'est-ce que cela va changer ?

SC : Tout ! Cette décision du Président de la République est emblématique. Il est enfin reconnu que le handicap doit se traiter dans la transversalité. Cela me permet de travailler avec tous les autres ministres du Gouvernement pour lancer des chantiers et, in fine, d'être plus efficace. Et, une fois encore, cela témoigne de l'importance de la politique du handicap dans ce quinquennat. J'ai d'ailleurs eu une réunion de travail lundi dernier avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, pour préparer la rentrée scolaire.

H.fr : Le handicap est-il un domaine à part entière qui réclame un engagement spécifique ?
SC : Oui et il doit irriguer toutes les politiques publiques.

H.fr : Parce que vous êtes une maman concernée par le handicap et une militante associative de longue date, votre nomination a suscité des réactions plutôt très favorables de la part des personnes concernées et du milieu associatif. Comment accueillez-vous la confiance qui vous est accordée ?
SC : Avec beaucoup de gravité car j'ai conscience de la tâche immense qui repose sur mes épaules. Je connais l'attente des familles, dont je fais partie. Mais j'attache particulièrement une grande importance à l'écoute des personnes handicapées. Il y aura également un travail de concertation avec les différentes associations.

Lire la suite : https://informations.handicap.fr/art-cluzel-secretaire-etat-handicap-1027-9889.php handicap2

par Nathalie Levray

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Au Conseil des ministres du 7 juin 2017, Sophie Cluzel, la nouvelle secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, réaffirme l’objectif d’accessibilité de la loi Handicap du 11 février 2005. Pas de nouvelle loi en perspective mais des « boussoles », décloisonnement et simplification, efficacité et responsabilité collective, qui fixent le cap de ses actions pour donner toute sa place à la personne handicapée.

Avec plus de 18 % de la population touchée par le handicap, « nous devons changer le regard de la société sur le handicap », estime l’ancienne militante associative, mère d’une enfant handicapée, dans sa communication au Conseil des ministres du 7 juin 2017.

Lutter contre le fonctionnement en silo

La secrétaire d’État, directement rattachée au Premier ministre, veut lutter contre le fonctionnement en silo en « partant des besoins individuels et de l’expertise des personnes en situation de handicap, ainsi que de leurs proches » pour « bâtir des solutions collectives », et « non l’inverse ».
Le gouvernement promet ainsi une action protéiforme « en concertation avec l’ensemble des acteurs et partenaires », impliquant notamment les collectivités territoriales, pour simplifier l’accès aux droits et améliorer les services.
Cette politique du handicap « repose sur une responsabilité collective », « dans une culture de l’efficacité et du résultat ».
 

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regardcroise

C'est l'Elysée que le chef de l'État a choisi pour lancer la concertation autour du 4e plan autisme, le 6 juillet 2017 dans l'après-midi. Tout un symbole pour ce nouveau Gouvernement qui réitère depuis des semaines vouloir faire du handicap l'une des priorités de son quinquennat. Son discours officiel sera précédé plusieurs présentations, notamment celle du rapport de la commission scientifique internationale, qui permettront de faire le point sur un sujet « brûlant ». Seront présents plusieurs ministres, Sophie Cluzel (handicap), Agnès Buzyn (santé), Jean-Michel Blanquer (éducation nationale) et Frédérique Vidal (enseignement supérieur), répondant aux vœux des associations en faveur d'une véritable dynamique interministérielle et de la fin du cloisonnement. Même si ce sujet implique également la vie sociale, le logement, le travail…

Trois plans et puis quoi ?

En matière d'autisme, trois plans se sont, jusque-là, succédé sans, de l'avis des personnes concernées, apporter de résultats probants. L'Unapei, premier mouvement associatif qui accompagne plus de 60 000 personnes autistes en France, parle même de « gâchis humain ». Malgré le 3e plan 2013-2017, doté de 205 millions d'euros, « la France continue d'avoir un retard important qu'il convient de rattraper, pour les enfants mais aussi pour les adultes avec autisme », confirmait Sophie Cluzel en juin devant le CNCPH (Conseil consultatif des personnes handicapées). L'Igas (Inspection générale des affaires sociales) et l'inspection générale de l'Éducation nationale (Igen) se joignent au constat en rendant public, en avril, un bilan qui fait état, malgré des « avancées », de nombreux « dysfonctionnements » et des lacunes concernant la prise en charge des adultes atteints de ce trouble neuro-développemental et l'accompagnement des familles (article en lien ci-dessous).

Lire la suite : https://informations.handicap.fr/art-plan-autisme-macron-853-10009.php