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 A l’attention des membres de la Commission permanente du CNCPH,
Pour une transmission au Premier Ministre  à l’issue du CIH du 25 septembre 2013.

Feuille de route pour la FNASEPH sur les 3 ans, qui contribuent à la réalisation d’un parcours scolaire, social et d’insertion professionnelle de qualité pour tous les jeunes

En reprenant les échanges menés au cours du Grenelle 2, organisé le 29 mai 2013,  la FNASEPH fait des propositions concrètes au gouvernement pour garantir la réalisation d’un parcours de qualité à tous les jeunes en situation de handicap et ce dans un souci d’égalité territoriale.

Une scolarisation encore plus inclusive.

  • Former tous les enseignants comme base indispensable à toute scolarisation. Non pas pour générer des spécialistes du handicap mais bien des professionnels des adaptations et aménagements pédagogiques pour faire de la scolarisation un véritable accès aux savoirs dans le cadre de l’école inclusive.

    1. Obligation de programmer dans chaque ESPE, école supérieure du Professorat et de l’Education  - dans le cadre des Master mis en place  - un module spécifique sur l'école inclusive.
    2. Généraliser la formation-action en classe pour qu'aucun  enseignant ne se trouve démuni en matière d'inclusion.

  • Restructurer la fonction des enseignants spécialisés. Ils doivent à la fois être capables, quand c'est nécessaire, d'être dans des classes d'inclusion collective, mais ils doivent aussi être capables d'être un étayage, une ressource pour les professeurs d'école ordinaire, qui, dans le cadre de leur classe, vont avoir à scolariser un enfant ayant des besoins éducatifs particuliers. Un dispositif de formation à faire évoluer.
    Une structuration à reprendre dans sa globalité.
  • Construire et appliquer des vrais Projets Personnalisés de Scolarisation (PPS) en tant que feuille de route des parcours à partir des compétences, des attentes, des besoins des jeunes. Ces PPS doivent être inclus dans de vrais PPC structurant le parcours sur tous temps et lieu de vie de jeunes. Des outils existent, il faut généraliser et évaluer leur utilisation.

Des parcours structurés et sécurisés en préservant le rôle et la place des familles

  • Maintenir la place et le rôle des instances des MDPH et garantir une équité territoriale
  • Développer des coopérations et des partenariats effectifs et efficaces, apprendre à construire  et travailler ensemble,  avec le secteur médico-social (un réseau de services et d’établissements au service du projet du jeune - textes de 2009), avec les acteurs de l’emploi (par ex : accès des jeunes au PDMF, Parcours de Découverte des Métiers et des Formations ; intégrer systématiquement les rectorats dans les PRITH - Programme Régional d’Insertion des Travailleurs Handicapés, à travers un axe « jeunes 14-25 ans, implication des inspecteurs chargés de l’Orientation,…), impliquer les centres de formation des apprentis (CFA) dans le parcours des jeunes handicapés et préserver les CFA adaptés quand ils existent
  • Concevoir le parcours dans sa globalité (scolaire, social, professionnel) qui implique des articulations nécessaires et demande une véritable instance de coordination : le référent de parcours pour faire exister et surtout vivre le projet.

Des services d'accompagnants sur tous les lieux et temps de vie

  • Modéliser les services dédiés à l’aide humaine (sur tous les temps et lieux de vie vers la vie sociale et l’emploi,..) existants déjà réalisés dans certains départements.  Des partenariats avec les CAF, les collectivités, les entreprises, … sont aussi à modéliser et approfondir.
  • Pérenniser et professionnaliser dignement tous les accompagnants des jeunes en situation de handicap (emplois aidés, emplois associatifs, fin du temps partiel imposé) qui sont au cœur des parcours de vie  agissant  sur tous les temps et lieux de vie des jeunes pour répondre aux attentes et aux besoins.

Fait le 23 septembre 2013