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Entretien

3 QUESTIONS à...

Sophie Cluzel, présidente de la FNASEPH

« Actionner tous les leviers pour que les jeunes handicapés puissent réussir leur scolarité,  apprendre un métier, se préparer à une vie sociale »


- La FNASEPH appelle à la mobilisation le 29 mai pour une seconde journée de travail. Quel est votre message ?

Sophie Cluzel. La professionnalisation des AVS (Auxiliaires de Vie scolaire) reste une question cruciale, prioritaire.
Pour autant, il faut actionner tous les leviers pour que les jeunes handicapés puissent réussir leur scolarité, apprendre un métier, se préparer à une vie sociale.
La loi de 2005 leur en donne le droit. La loi de Refondation de l’Ecole de la République, actuellement à l’étude, doit garantir ce droit et affirmer la pleine responsabilité de l’Education Nationale.
C’est tout l’enjeu de cette seconde journée de travail et de mobilisation.
Elle se conclura par des propositions concrètes, en dialogue avec les instances gouvernementales compétentes.

« D’autres solutions existent, nous l’avons démontré... »

- Un an après le Grenelle de la scolarisation et de l’insertion, où en est le dossier des AVS ?

SC. Les ministres déléguées aux personnes handicapées et à la réussite scolaire ont installé en octobre 2012 et confié à Pénélope Komitès la présidence d’un groupe de travail dont la tâche était, en particulier, de définir un référentiel de formation et un cadre d’emploi pérenne pour les AVS. Ce référentiel a été bâti de façon consensuelle.  

Notre demande, la demande des familles, est que  les enfants soient accompagnés de façon organisée, selon leurs besoins, dans tous leurs temps de vie et d’apprentissage.

Pour certains, ce besoin d’accompagnement se focalisera sur la vie scolaire. Pour d’autres, ce sera sur les activités périscolaires et/ou la formation professionnelle. Dans tous les cas, seul un professionnel qualifié, employé dans un cadre pérenne et en mesure de vivre de son salaire y répondra.

Il est indispensable de dépasser le strict cadre de la vie scolaire. Les sources de financements (apport des familles, Education nationale, collectivités territoriales, entreprises…) peuvent être mutualisées pour offrir aux jeunes un accompagnement de qualité et leur permettre de devenir des citoyens à part entière, comme le garantit la loi de 2005.

D’autres solutions existent. Nous avons réalisé des études de terrain qui ont contribué à le démontrer. 

  • Le rapport qui conclura les travaux présidés par Pénélope Komitès sera prochainement présenté au Premier ministre et publié.  A ce jour, rien n’a filtré des solutions qui seront retenues.
  • Pour autant, les représentants des ministres chargés de la réussite éducative et du handicap ont manifesté leur volonté d’être présents le 29 mai pour « co-construire » avec les familles et les professionnels les solutions les meilleures solutions pour que les jeunes handicapés réussissent leur parcours de formation au sens le plus large possible et soient acteurs de leur avenir.

Familles, jeunes, professionnels, accompagnants, attendent avec espoir des mesures rapides pour envisager plus sereinement la prochaine rentrée scolaire, les prochains parcours d’apprentissage, d’ouverture à la vie sociale.

Quoi qu’il en soit,  nous devons absolument en finir avec la succession actuelle de contrats aidés, de formations sans validation, au détriment des jeunes handicapés et de leurs accompagnants… Et dont le seul résultat est de renvoyer les AVS au Pôle Emploi, sans jamais pouvoir capitaliser ce qu’ils ont construit avec les jeunes.

Trop d’argent et d’efforts ont été « gaspillés ». Plus de 60 000 jeunes handicapés de 3 à 25 ans sont concernés.

 « L’ensemble de la communauté éducative est concerné »

- Quels autres sujets allez-vous aborder le 29 mai ?

SC. Nous dresserons, en particulier, un bilan de la mise en œuvre des 47 propositions du « Grenelle » :    

  • Quelles avancées pour la sensibilisation et la formation initiale des enseignants ?
  • Quels manuels adaptés aux besoins disponibles en ligne ?
  • Comment les jeunes handicapés sont-ils évalués ?
  • Quel maillage du territoire et quelle égalité de traitement ?

Car, les questions qui concernent la scolarisation des jeunes handicapés et leur entrée dans la vie professionnelle ne se résument pas au dossier des AVS. L’ensemble de la communauté éducative est concerné.

Nous devrons notamment rechercher, inventer, « modéliser », les moyens d’améliorer l’accessibilité, la coopération entre les acteurs. Il y aura forcément des habitudes à changer, des cultures à faire évoluer.

Nous appelons de nos vœux un véritable travail de « co-construction » qui mobilisera représentants de l’Etat, élus, associations, professionnels, entreprises, ...

Dans cette perspective, nous organisons deux tables rondes (le programme détaillé de la journée du 29 mai est joint à ce document). Elles permettront d’échanger sur des expériences de terrain (en particulier sur le thème des ULIS - Unités localisées pour l’inclusion scolaire – et du « référent de parcours »), avec l’appui de Serge Thomazet, enseignant-chercheur à l’Université Blaise Pascal de Clermont Ferrand et  d’autres personnalités qualifiées •

MOBILISONS-NOUS LE 29 MAI !


Sophie Cluzel,
présidente de la FNASEPH.

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